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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:32

3_gd.gifCR 20 km de Lausanne - (10 km) le samedi 27 avril 2013 – 32ème édition

 

20km de lausanne

 

 

Cette course est organisée par le Service des sports de la Ville de Lausanne, la section athlétisme du Lausanne-Sports et la section athlétisme du Stade Lausanne.

 

P1010169 

La photo date du mercredi précédent le grand jour.

 

C’est devenu la 3ème plus grosse participation en nombre de coureurs de Suisse. Cette manifestation n’est dépassée que par la course de l’Escalade et le Grand Prix de Berne.

 

Cette année, nouveau record d’inscris avec 21’500. Mais avec les conditions du jour, seul 18’741 courageux ont pris le départ.

 

20km prospectus general 20131 

 

Sixième participation à cette course emblématique. Tout a débuté avec cette manifestation en 2008. Pour je ne sais quelle raison, j’avais décidé d’y participer. Courir 10 km était utopique à ce moment-là. Cette année ne débutera pas de la même façon qu’en 2012. Je me suis préparé avec 2 plans quasiment similaires. Le premier était dévolu pour les 10 km de Payerne et le second pour les 10 km de Lausanne. Les 2 différences furent le travail en côte et une quatrième séance d’entrainement par semaine (qui fut assez difficile à respecter).

 

Je n’ai toujours à mon actif qu’une seule participation pour la distance reine des 20 kilomètres. Ce fut en 2010 et j’étais très satisfait de ma performance. Mais j’ai une préférence notable pour le 10'000 mètres. Certes le parcours pour cette distance est moins intéressant, mais reste une excellente manière de fouler les rues de Lausanne. La seule chose qui est dommage est de rester au sud de la ville sans passer par les vieilles rues du centre-ville.

 

2008: 10 km (1:06:05,9) – 1ère participation

2009: 10 km (51:02,3) – 1ère course en équipe

2010: 20 km (1:40:01,5) – 1ère participation sur le parcours des 20 km

2011: 10 km (1:03:43,0) - 1ère participation de Nathalie

2012: 10 km (52:09,1)

2013: 10 km (45:32,6)

 

Il est clair, cette année je cours à Lausanne uniquement pour améliorer mon record qui est de 51:02 qui date toujours de 2009. Cette course est mon deuxième objectif de cette année après les 10 km de Payerne.

 

Nathalie participera à sa deuxième édition cette année et compte bien faire moins de 60 minutes (elle terminera sa course en 54:05, superbe!).

 

oriflamme 45mn  oriflamme 50mn

Le rouge ou le jaune, difficile de choisir son oriflamme.

 

Je me suis fixé un objectif chrono cette année (la pression va donc monter au fil des jours). Mais je ne sais pas quelle oriflamme suivre…le 45 minutes est trop rapide et le 50 minutes trop éloigné de mon temps prévu. La solution est peut-être de ne pas suivre de meneur d’allure en admettant que de toute façon il est certain qu’il ne sera jamais à mon rythme. Il est très rare de trouver une personne qui court à la même allure que soi. Il est encore plus rare d’avoir cette personne comme meneur d’allure.

 

En plus des entrainements, et comme c’est la période du jardinage, il est temps de s’occuper de planter quelques arbustes. Sans oublier l’arrachage des mauvaises herbes et toutes les joyeusetés liées à la terre.

 

20130414 163856 

En pleine action de plantation…

 

20130414 170042 

…et le résultat, enfin presque terminé.

 

J’ai privilégié un temps inférieur à mon objectif pour espérer me trouver dans le bloc numéro 2 pour avoir une chance de courir en toute liberté. Ma stratégie étant de me glisser dans la deuxième partie du bloc et de laisser filer les cracks. Mais à ma grande surprise je me retrouve dans le bloc 1, c’est une première. La seule chose dont je suis certain est que je vais battre mon record aujourd’hui.

 

Cette année Alain fera le meneur d’allure avec comme objectif un chrono de 45 minutes. C’est sa première expérience en tant que meneur d’allure. Je ne me sens pas d’attaque pour le suivre. Le temps de l’oriflamme rouge correspond à une vitesse de plus de 13 km/heure sur 10 kilomètres. Ne soyons donc pas trop gourmand.

 

autocollant-20km 

Je participe à la promotion de la manifestation avec un autocollant sur la vitre arrière de ma voiture.

 

Avec mes 2 expériences simultanées à Payerne (47:07) pour 10 kilomètres plats et à Cheseaux pour la course des Traine-Savates (47:59) pour 10,300 kilomètres vallonnés, je me dis que j’ai mes chances d’atteindre la performance visée.

 

20km parcours copie 

Le plan des courses officielles identique aux années précédentes.

 

 

lausanne profile 

Le dénivelé de la course, pour les 20 kilomètres est quelque peu impressionnant. Par contre pour les 10 kilomètres, mis à part la montée du Denantou, rien de bien méchant ne nous attend.

 

P1010187 

Avant le rush de vendredi, c’est encore très calme sous la tente.

 

Scan0002 

La prise des dossards se fera comme à l’accoutumée le vendredi en fin de journée.

 

20130426 164650 

 

Je me présente peu avant l’ouverture devant la tente où s’effectuera le retrait des dossards, mais je ne suis pas le seul…

 

On peut interpréter les chiffres comme on veut, mais cela est toujours intéressant de les analyser. Dans mon numéro de dossard on retrouve 3 chiffres sur 4 de mon année de naissance.

 

20130427 152633 

Grande première avec un départ dans le bloc 1.

 

La météo annoncée pour ce jour n’est pas très optimiste, c’est le moins que l’on puisse dire. La pluie et le froid seront au rendez-vous c’est certain. Après un réveil matinal (quelques détails techniques à régler dans ma tête). Je me décide à me lever à 10h30. Le petit déjeuner suivra 30 minutes plus tard. Il ne sera pas trop copieux pour essayer de courir léger.

 

Après avoir choisis les affaires pour la course, ce qui ne fut pas tâche facile: long?, court? Ce n’est pas encore décidé. Je décide de courir en court, mais je prends du long avec moi. Des affaires de rechange feront le voyage afin de pouvoir mettre des habits secs et chauds après l’arrivée.

 

Etrangement le ciel est gris, mais il ne pleut pas. Du coup les rêves les plus fous font leur apparition. Allons-nous avoir du sec? Ce serait trop beau.

 

Nous partons en direction de Vidy assez tôt en cet après-midi, il est presque 14h00. En arrivant plus de 2h30 avant le départ de notre course de 10 kilomètres, cela nous assure une place de parc proche du boowling de Vidy.

 

Nous essayerons de changer le t-shirt de Nath’ qui est un peu trop grand, mais en vain.

 

Nous flânons dans la zone de départ et profitons de regarder le départ des enfants. Le temps passe vite et avec le monde il est difficile de se rendre aux points stratégiques comme les WC ou la consigne des valeurs et le dépôt pour les sacs des coureurs. Seuls les personnes portant un dossard sont autorisées à pénétrer dans le stade, mais au vue de l’affluence, les contrôleurs devant l’entrée ne peuvent plus filtrer la masse humaine.

 

L’heure tourne et la file est énorme et n’avance pas. Je me faufile sur le côté et je m’extirpe de ce flux continu de coureurs. Nath’ reste dans la file et je me rends compte que c’est la colonne pour le dépôt des valeurs, donc rien à voir avec nous. Nous venons juste poser nos habits.En plus nous ne sommes pas en avance.

 

P1010198 

 

Il y a du monde partout et ce même avec cette météo automnale. Lucie et sa copine ont insistés pour participer à cette fête, mais en tant que spectatrices. Elles ont préparés un panneau pour nous encourager, mais au dernier moment ne veulent plus le prendre.

 

Il est temps maintenant de sérieusement se motiver car cette course est de mon deuxième objectif de l’année. Et je dois dire que nous avons envie de pleins de choses, mais pas de courir.

 

De retour à la voiture nous terminons notre préparation vestimentaire. Ce sera définitivement du court aujourd’hui et nous ne le regretterons pas. Il est possible dans le stade Juan-Antonio Samaranch de déposer les affaires de rechange ainsi que nos training qu’il faudra hélas, laisser sur place.

 

Nous convenons avec Lucie et sa copine un point de rencontre à la fin de la course et partons pour un dernier arrêt technique qui ne se fera pas sans une attente interminable. C’est à croire que tout le monde a besoin d’aller aux toilettes en même temps.

 

L’heure tourne et il reste plus que 25 minutes avant le départ et nous devons encore nous échauffer. Le temps est toujours sec, mais le ciel menace de plus en plus.

 

Après une séance d’échauffement sans trop de conviction, le corps décide tout de même un réveil prudent après quelques accélérations. Voilà nous sommes dans la course et il reste 12 minutes avant mon départ à 17h00 précise. Nath’ partira 3 minutes plus tard dans le bloc 2.

 

20130427 152722 

Le bloc 2 tout de rouge vêtu.

 

Je me précipite en direction du premier boc et me rend compte qu’il est déjà bien fourni. Je me positionne en fin de peloton. Il ne reste que 5 minutes. Yves me rejoint et nous échangeons quelques mots. Il ne reste que 4 minutes. J’aperçois Alain avec son oriflamme rouge, impossible de le manquer. Je n’arrive pas à l’approcher. J’aimerai bien le suivre, mais cela va être très difficile. Il va partir plus vite et possède déjà quelques bons mètres d’avance.

 

Je ne dois pas me focaliser sur Alain et son chronomètre.

 

20130427 152610 

 

Le speaker commence le compte à rebours en nous recommandant de ne pas foncer sur les premiers mètres car le chronomètre officiel ne se déclenchera qu’au passage de la double ligne plus en avant.

 

J’aimerai avoir une marge sur mon temps final et décide donc d’enclencher ma montre au coup de pistolet (ce qui donnera un temps brut). La différence avec entre le temps brut et net est de: 42 secondes. La pluie a fait son apparition depuis quelques instants et nous accompagnera pendant toute la course. A dose homéopathique pour les 10 km, mais nettement plus intense pour les 20 km.

 

J’ai une pensée pour Nathalie qui part dans 3 minutes. Mais la concentration reprend le dessus.

 

Courir dans le bloc 1 m’avait un peu stressé car je pensais que tous les cracks seraient présents et partiraient comme des fusées en me laissant sur place. Il n’en fut rien…

 

Le début de course est un peu saccadé, ce qui est normal, car tout le monde doit trouver son rythme et se frayer un passage. Le plus gros problème est le risque de tomber. Il faut redoubler de vigilance.

 

Après quelques dizaines de mètres cela devient un peu plus fluide, mais ça coince à nouveau lorsque nous débouchons sur l’Avenue de Rhodanie. Après ce virage à droite à 90 degrés la voie est libre pour enfin nous exprimer sur le bitume. Il y a pourtant des dizaines de personnes, mais chacun court pour elle-même.

 

Après avoir fait de nombreux calculs tôt ce matin en me demandant à quelle vitesse je devrai atteindre le premier kilomètre, puis le second. Je m’étais fixé un temps de passage avant la montée du Denantou, puis un temps au début de l’Avenue de Cour. Et plusieurs autres points de repères tout au long du parcours. Et bien tous ces calculs furent laborieux et inutiles.

 

Je me rends compte qu’il y a la théorie d’avant course et la réalité de la course. Il n’est pas possible de faire le moindre calcul en courant à une allure de 4:30 min au kilomètre.. En effet il est primordial de rester concentrer sur le flot de coureurs, ainsi que les nombreux pièges le long de la route tel qu’îlots et trottoirs.

 

Je vais donc courir aux sensations. Après un entrainement très consciencieux de plusieurs semaines, je décide d’attaquer immédiatement en me disant que l’on verra bien après quelques kilomètres où je me situe au niveau forme physique. Ce test sera déterminent aussi pour voir si je peux tenir ce rythme sur une longue distance.

 

A la différence de Payerne, hormis le fait qu’il a beaucoup plus de monde aujourd’hui, est que le tracé n’est pas aussi plat. Certes ce ne sont pas non plus de terribles montées infranchissables, mais pour garder une allure constante ce n’est pas l’idéal.

 

bellerive-giratoire-de-la-piscine 

Passage à gauche et à droite du plongeur figé devant la piscine de Bellerive.

 

Les 3 premiers kilomètres sont une mise en jambes et permettent de consolider son allure pour la fin de la course. Le 1er km qui se situe devant la piscine de Bellerive est couru en 4:50.

 

Le 2ème quant à lui se trouve à Ouchy en 4:33 et le 3ème qui se situe avant la Tour Haldimand à l’extrémité du Quai d’Ouchy en 4:32. Les affaires sont lancées.

 

Tour Haldimand 

La Tour Haldimand au bout du Quai d’Ouchy annonce le début de la grimpette, douce sur les premiers mètres, plus pentu par la suite.

 

Une fois la partie plane terminée, les choses sérieuses commencent. J’ai déjà commencé à dépasser des concurrents partis trop vite. Je cours avec facilité, sans gêne et sans me fatiguer. Je sens que les entrainements portent déjà leurs fruits. Mais pas de précipitations le plus dur est à venir. La différence par rapport à avant et que maintenant, avec les entrainements de VMA, j’arrive à situer la vitesse maximale à laquelle je peux courir.

 

Après quasiment 3 kilomètres rectilignes et surtout plats, on entame une courbe sur la gauche, sur l’Avenue de la Tour Haldimand. Commence alors un faux-plat montant pas trop méchant.

 

Après un autre virage à gauche, plus sec celui-là, on remarque un changement de profil, là un peu plus loin. Bienvenue au Denantou. Je me mets en mode «ça grimpe» et je dois dire qu’à mon grand étonnement cela se passe de la plus belle des manières. Je double des coureurs dès les premiers mètres de pente. J’instaure un rythme que je ne lâcherai pas pendant toute la montée. Je me dis «c’est ça le Denantou?». Bon je frime un peu, mais c’est vrai que je suis monté très à l’aise.

 

En haut de la seule difficulté de ce tracé de 10'000 mètres, je relance la machine assez facilement. La suite sera une version soft des montagnes russes. Ça grimpe un peu en passant la piscine de Montchoisi et le Tennis. L’Avenue de l’Elysée nous mène au carrefour de la Croix d’Ouchy. On arrive sur la partie que j’aime bien, un faux-plat descendant.

 

Les potes sont cantonnés devant le Zodiac et Bertrand prendra à la volée les 2 clichés ci-après. A peine le temps de les saluer et je relance à nouveau. C’est maintenant que je dois faire la différence et gagner du temps.

 

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Au passage devant le carrefour de la Croix d’Ouchy.

 

Le 4ème kilomètre est couru en: 5:11. L’allure est plus lente en raison de la montée du Denantou. Mais je n’ai pas eu l’impression de trainer sur les 600 mètres de montée.

 

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Merci Bertrand pour ces souvenirs.

 

L’air de rien le temps passe assez vite et on approche du ravitaillement situé devant la Place Milan. On y dépasse également le 5ème kilomètre, soit le milieu de la course. Je prends un gobelet après un léger ralentissement et réussi à boire 2 gorgées sans trop me mouiller…de toute façon avec la pluie j’étais déjà trempé.

 

Le milieu de course est passé en: 23:41 avec une allure de: 4:32 sur le dernier kilomètre. C’est jouable et je ne dois pas oublié les précieuses secondes que je garde sous le coude en ayant déclanger mon chrono en avance. Alors oui c’est tout à fait jouable pour mon objectif.

 

Mais je repense à Alain surmonté de sa drôle d’auréole rouge, mais je ne le vois pas. Cela fait un moment que je l’ai perdu de vue. Peu importe, je continue ma course comme je l’ai commencé, c’est-à-dire au feeling. C’est dommage car le fait de voir Alain me rassurait pour mon chrono.

 

Le 6ème kilomètre est avalé en 4:33

 

J’ai une pensée pour les spectateurs et bénévoles aux abords de la route dans le froid et l’humidité. Je profite de remercier l’organisation parfaite, ainsi que toutes les personnes ayant participés à cet événement.

 

Il faut tenir sur la deuxième partie du parcours. La route se sépare presque à l’extrémité ouest de l’Avenue de Cour. Les coureurs des 20 km passeront à gauche pour descendre sur le carrefour de la Maladière par le Chemin des Figuiers alors que les 10 km passent sur la droite pour monter vers la fin de l’Avenue de Cour. Après un virage à droite, devant le cimetière de Montoie, puis à gauche et après 200 mètres d’un chemin plus étroit, nous sommes au Chemin du Capelard. Des voitures stationnées ne facilitent pas le passage. Je préfère faire un écart et passe à l’extérieur du virage. Je suis sur la route et la majeure partie des coureurs s’agglutine sur le trottoir. Je me dis que j’ai bien fait car je peux à nouveau relancer sans être gêné.

 

Au bout de ce chemin ce sera la descente de la Vallée de la Jeunesse. Au bout de la route un entonnoir se présente à nous. Il faudra le négocier sans perdre de temps et sans chuter.Ca passe sans anicroche et c’est maintenant la partie la plus rapide pour moi. J’attends ce moment depuis le départ. A peine la descente entamée et on est déjà au 7ème kilomètres qui sera couru en: 4:38. Il faut néanmoins négocier un virage très serré après la première portion de la descente. Il y a de la boue à l’intérieur du virage, je ne prendrais pas le risque de choir pour gagner une seconde.

 

Tout le monde se laisse aller dans pente, c’est là qu’il faut grapiller quelques secondes pour la suite, tout en gardant de l’énergie pour la fin de la course. Arrivé au terme de la descente de la Vallée de la Jeunesse, il reste à négocier un virage très serré à gauche. J’essaie de passer à la corde, mais un autre concurrent a eu la même idée que moi. Je dois freiner un peu, attendre qu’il passe pour relancer une fois le passage dégagé. Nous passons une première fois sous le gigantesque giratoire de la Maladière. Notre élan est à peine freiné par la très courte montée juste après le tunnel. Un groupe de musique est situé sous ce tunnel, certainement pour se mettre à l’abri. Mais quel vacarme, c’est très désagréable car leur «musique» résonne et je dois dire m’agace un peu, peut-être la fatigue qui commence à se faire sentir, mais cela ne durera pas…

 

Nous sommes à présent sur l’Avenue Pierre-de-Coubertin et passons au milieu de cet énorme cercle. Les spectateurs se font plus nombreux et les encouragements également. Je ne regarde pas ma montre pour ne pas me mettre encore d’avantage de pression. Je sais que quoique qu’il arrive mon record sera battu, mais de combien, ça il est impossible d’y répondre pour l’instant.

 

N’oublions pas que cette course est mon deuxième objectif pour cette année et je compte bien le remplir. Deuxième passage sous le tunnel avec un certain calme cette fois. Les jambes deviennent lourdes et pourtant 2013 ne fera pas exception à la règle, en effet je me prends un sérieux coup de moins bien devant le stade de Coubertin. Mais comme cela est régulier, je n’y attache pas trop d’importance. De toute façon il est hors de question de craquer maintenant. Il reste à peine un peu plus de deux kilomètres et au niveau profil ce ne sont pas les plus difficiles. Ce moment de flottement ne durera que quelques instants, la motivation reprend le dessus.

 

Le 8ème kilomètres est passé en: 4:11 qui sera le plus rapide, mais je le savais déjà. Avec le temps maussade du jour on évitera au moins les odeurs des barbecues les 500 mètres précédent le 9ème kilomètres qui soit-dit en passant est couvert en: 4:34.

 

Lors du passage devant les ruines romaines, nos chemins se croisent avec les coureurs plus rapides, je les envie…ils ont déjà un sacré bout d’avance et ne sont plus qu’à moins de 500 mètres de la ligne d’arrivée.

 

Plus on approche et plus il est difficile de rester concentrer. Lors de la boucle ultime, où se situe le départ du Cross International de Lausanne, on peut observer à nouveau des concurrents qui ont quelques précieuses minutes d’avance, je les envie toujours…

 

Puis c’est à notre tour de passer devant le camping de Vidy et de scruter brièvement les «attardés», ça fait du bien et avant de descendre sur la fin du parcours, nous croisons également d’autres athlètes en train d’en découdre avec le final de cette course, il nous envie…

 

Ma stratégie d’accélérer sensiblement sur le dernier kilomètre me confirma qu’il m’en restait un peu dans les jambes. Je double encore 2 ou 3 coureurs sur les derniers 400 mètres et ensuite je fais mon entrée dans le stade. Il reste ce fameux virage tant utilisé pendant mes entrainements de VMA. Je sais que je touche au but.

 

20130427 153716 

C’est bientôt la délivrance…il ne reste qu’un demi-tour de piste.

 

Une fois la ligne d’arrivée franchie, je regarde immédiatement ma montre et remarque sur le cadran un chrono de 46:14 ce résultat me convient parfaitement. Je m’arrête quelques instants et remarque Lucie et sa copine derrière les grillages à quelques centimètres. Elle me dit avoir vu sur le panneau d’affichage un temps dans les 45 minutes et quelques…je n’ose y croire. Du coup certaines questions me trottent dans la tête: et si j’avais suivi Alain ? Et si je m’étais mis à sa hauteur avant le départ ? Il ne faut pas trop en demander tout de même.

 

Mon temps officiel est de 45:32 ce qui constitue mon 10 km le plus rapide depuis que je cours, soit 2008.

 

Après quelques secondes je sens déjà le froid m’envahir, je décide d’aller chercher le sac d’habits au stade sans plus attendre et tant pis si je ne vois pas l’arrivée de Nathalie. J’imagine qu’elle aura aussi froid et elle sera contente de mettre quelque chose de sec.

 

Une fois de retour, il ne faut que quelques minutes pour voir arriver Nath’ avec un large sourire, trempée, mais avec une joie non dissimulée. Elle vient de faire un temps de 54:05. Son objectif était de faire en dessous des 60 minutes. Objectif largement atteint. Elle se classe 38ème de sa catégorie pour sa deuxième participation à cette course et certainement pas la dernière.

 

Nous avons une pensée pour les coureurs des 20 km car il fait de plus en plus froid et la pluie se fait plus intense. Une fois changé, nous quittons le sud de la ville, la pluie, le froid et la pénombre qui commence à envahir le stade et les environs.

 

Ce qui me fait plaisir est que j’ai pu courir avec une allure constante et ce dès le début. Plus de la moitié de la course est courue à une allure comprise entre 4:32 et 4:34 minute/kilomètre. Mais je sens que je peux encore améliorer ce chrono. Je bats tout de même mon temps de 2009 de 5 minutes et 30 secondes. Le rendez-vous est désormais pris pour le 26 avril 2014 et tenter de descendre au-dessous des 45 minutes…

 

medaille01 medaille2 

 

 

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Prix souvenir: 1 t-shirt technique et la fameuse médaille qui fait chaud au cœur à l’arrivée.

 

Je n’avais pas cette année les jambes pour descendre au-dessous des 45 minutes. Les oriflammes rouges sont parties trop vite pour moi. Mais il est certain que ce n’est que partie remise pour 2014.

 

Je n’ai couru qu’une fois cette semaine. Mercredi j’ai fait un footing de 60 minutes (10,5 km) dans les environs d’Eclagnens. Les 3 premiers kilomètres furent difficiles. Ensuite le corps a repris le dessus et la machine s’est mise à ronronner toute seule. Je vais lever le pied ces prochains jours et ensuite me motiver à nouveau pour un autre plan d’entrainement avec un objectif aussi intéressant que les deux derniers. Le plaisir est toujours intact pour cette manifestation et j’espère le demeurera pour les prochaines éditions.

 

20km-lausanne-2008-2012 

Un panorama de mes dernières éditions de 2008 à 2012.

 

parcours-course 

 

La course au microscope:

 

Chronometre-762130.gif 

Course de 10 km (10:04)

Temps final officiel: 45:32,6 (46:14 temps brut)

Vitesse moyenne de 13,22 km/h

Vitesse maximale: 21,0 km/h

868 calories «grillées»

Allure moyenne: 4,32 m/km

 

Première partie de la course

 

Distance

1 km

2 km

3 km

4 km

5 km

Allure

04:50

04:33

04:32

05:11

04:32

Temps

04:50

09:24

13:57

19:08

23:41

 

Deuxième partie de la course

 

Distance

6 km

7 km

8 km

9 km

10 km

Allure

04:33

04:38

04:11

04:34

04:24

Temps

28:15

32:54

37:05

41:40

46:04

 

Classement dans ma catégorie (Hommes H50): 37ème sur 334

Classement overall hommes: 747ème sur 4’137

 

Max

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Published by RunningMax - dans Courses
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