CR Les Traine-Savates (Cheseaux sur lausanne) le 4 avril 2009
Nouvelle course pour le Trophée lausannois, après celle du Challenge Bambi au Chalet à Gobet le week end dernier.
Mais pour les conditions météorologiques, cette course n’avait rien à voir avec la précédente.
Afin d’éviter tout attente aux dossards, j’ai pris les devants en allant chercher le mien le vendredi soir et j’ai demandé par la même occasion, ce que serait le prix souvenir. La personne me dit que ce ne sera pas un t-shirt, mais apparemment un coupe-vent. Ce sera toujours plus utile que la fiole à alcool reçu récemment
Un soleil printanier remplaçait la pluie et la glace. La chaleur était également au rendez-vous. Ca fait quand même bizarre de courir quand il fait chaud après 4 mois d’hiver.
La température ambiante était de 16 – 17 degrés, avec un agréable petit vent, l’idéal pour une course.
Hier matin debout à 9h00, petit déjeuner avec café, pain, confiture et jus d’orange (je n’aime pas changer mes habitudes alimentaires avant une course)
La préparation du sac fut cette fois beaucoup plus facile et rapide car plus besoin des couches supplémentaire thermiques, gants, bonnet et tout le matériel d’hiver. Départ sur le lieu de la course à 11h00, à environ 15 minutes de chez moi, je dois rejoindre mon épouse qui est sur place.
J’arrive sur place avec quelques heures d’avance, je ne voulais pas revivre l’expérience de la dernière fois. Je retrouve mes potes motards, Carlo fera la course intitulée « La Villageoise », course pour les familles d’une distance de 1,7 km…histoire de se mettre en jambes me dit-il.
La course est à 16h00, donc on à largement le temps de se payer une Pasta Party à 12h45, aujourd’hui ce sera spaghettis carbonara…mmmhh ! Ça passe bien !
Attente au soleil sur la terrasse de la cantine, ça sent bon, les gens ont le sourire, l’ambiance est magnifique.
14h30, il est l’heure de se changer, le temps est tellement clément que nous nous changeons directement assis dans le coffre arrière de la voiture, on regarde si on à tout. Short, t-shirt enfin le check up classique.
Retour au départ pour prendre l’ambiance, il y a plus de monde cette fois, ça devient sérieux.
15h30, petit échauffement de 12 minutes au trop, il fait déjà bien chaud, donc pas la peine de suer avant l’heure.
15h42, on se dirige vers la ligne de départ, pour la première fois en course on se place devant, au 5ème rang, ce que je ne fais jamais, car à chaque fois je me dis que je vais me faire piétiner par les coureurs plus rapides.
Mais je me suis dit « cette fois je vais quand même essayer, on ne peut pas toujours être derrière ». Et puis après la course de samedi dernier, j’ai pris un peu plus confiance en mes capacités.
Et en plus nouvelle course du Trophée lausannois, je suis 12ème au classement général, donc l’esprit de compétition refait surface et je dois dire que cela fait du bien au moral d’avoir un objectif de course.
Etrangement pas de mal au ventre cette fois ou à peine, je crois que le fait d’être en équipe m’a beaucoup aidé et je connais bien le village où nous courons. En plus je croise quelques potes de mon (ancien) club de foot, mon garagiste…bon du coup je stresse moins tout en pensant à « l’exploit » de ma dernière course, en ayant ce rêve fou de pouvoir faire la même course…ou en tous cas d’avoir les mêmes sensations (à part le froid évidement)
16h00, coup de pistolet…ce que je craignais…n’arriva pas, car si on court aussi vite que les plus rapides, et bien pas de risque de collision. Bon il est vrai que le rythme est élevé, et très vite je retrouve la réalité et mon allure habituelle. Mais je me rends compte qu’être devant à ses points positifs.
Concernant la course maintenant, la distance totale de la course est de 10,4 km sur route goudronnée et sur les sentiers en forêt.
Le départ est au milieu du village, je me retourne et me dis que j’ai bien fait de partir devant car je ne vois pas les derniers concurants.
Et une nouvelle fois je pars trop vite !, mais cela devient habituel. Le parcours est assez roulant, pas de grosse difficultés, mis à part l’étroitesse de la route et le nombre de coureurs. Mais le peloton s’étire rapidement
Je maintiens toujours mon rythme de 13 – 14 km/h de moyenne sur les premiers km.
Cette course est une préparation pour notre équipe de motards « Motards.ch Running Team » pour les 10 km de Lausanne, on n’est pas tous là, seulement 4 sur 10, mais ce n’est pas grave.
Je prépare aussi mes fameux 10 miles de Berne le 18 avril
Je ne retrouve pas les mêmes sensations que samedi dernier, certainement dû à la chaleur.
J’ai l’impression d’être fatigué, en manque de souffle. Je ne peux pas l’expliquer, mais c’est dur et j’aime ça. Le départ fut trop rapide, ça je le savais avant de partir et au fil des km, je suis toujours entre 2 eaux, j’hésite à baisser le rythme, mais comme ça va, je ne le fais pas.
Les coureurs de l’équipe présents sont meilleurs que moi, mon pote de départ me disais que faire 50 minutes sur cette course était possible. Et bien chapeau, mon objectif étant de faire 60 minutes, je lui avais dit de m’attendre à l’arrivée.
Mon deuxième pote est plus rapide que moi, bien qu’ayant des problèmes aux genoux et en manque d’entrainement, je me dis que ce sera une lutte interne à titre de motivation pour moi…essayé de finir à ses côtés !
Les km défilent les uns après les autres à travers la campagne vaudoise, c’est beau, on passe devant de très belles villas presque coupées du monde, des vaches et des chevaux avec leurs petits tout content de nous voir (ou effrayé) et qui gambadent à gauche à droite.
Pas de grandes difficultés, si ce n’est la montée avant la déchetterie d’après une collègue motarde qui avait fait un repérage durant la semaine écoulée…ben j’attendais cette montée de pied ferme, car je savais que je pouvais surmonter ce genre d’obstacle avec les entrainements réalisés depuis le début de l’année. Je la cherche toujours cette montée, rien, il y a bien eu une légère côte, mais rien de méchant. Je ne vais pas me plaindre quand même.
Et encore une fois, je ne freine pas, mais c’est plus dur que la dernière fois, la distance n’est pas la même non plus. Courir à la même vitesse avec presque 3 km de plus, je ne sais pas si je vais tenir. On verra bien pour le moment concentrons-nous sur le présent.
Arrivé au ravitaillement, je ralentis à peine, histoire de ne pas raté le breuvage, j’attrape un gobelet d’eau, une gorgée dans la bouche et 2 décilitres sur le t-shirt. Encore une rasade et je repars de plus belle.
Certains coureurs s’arrêtent, ils m’ont l’air bien fatigués, je fais le mariole, mais je suis un peu cassé quand même, mais pas question de s’arrêter. Du reste si je stoppe, je ne suis pas certain de repartir !
Voilà la moitié de la course est derrière nous, je vois des concurants levés les bras au ciel, je pense à une imploration divine pour la fin de la course, mais après une brève analyse, je pense plutôt à un point de côté.
Je cours avec une équipe de 2 ou 3 coureuses et coureurs au même rythme depuis le début, on se relaye à tour de rôle, plus par esprit de compétition que par esprit sportif. Ce qui est fou c’est qu’il y a plusieurs centaines de coureurs devant et tout autant derrière, mais on se bat contre la seule personne qui est à côté de vous ou juste devant vous.
Le parcours en forêt est le plus pénible, petit chemins caillouteux, petites montées courtes, mais raides, faux-plats et quelques descentes. Le public en forêt est peu nombreux et avec très peu de soutien du public, on fatigue assez vite et on baisse le régime inexorablement, bon cet état de fait est général.
Ah ! On sort de la forêt et on retrouve mon cher chemins goudronné, bon du coup on est également au soleil, mais purée ce qu’il fait chaud ici. J’en regrette presque l’hiver.
L’arrivée est toute proche, enfin proche il reste encore plus de 3 km, mais c’est bon, ça tient, je suis un peu fatigué, mais ça dure depuis le début.
Je pense que cette fois j’ai poussé la machine un peu plus que d’habitude. Pas de douleurs dans les jambes, juste une fatigue due à l’effort.
On s’approche de la civilisation, le public est de nouveau présent et nombreux. Je retrouve un deuxième souffle, dernier km, j’accélère un peu. Entrée dans la rue proche de l’arrivée, il doit rester 300 mètres environ. Grosse accélération, puis sprint sur les derniers 150 mètres. Je passe l’arrivée à plus de 17 km/h. En quelques minutes j’ai complètement récupéré mon souffle. On papote avec les voisins sur les impressions de la course, puis je vois mon pote arrivé. Je suis étonné de le voir maintenant et lui demande « tu étais derrière, je pensais que tu étais devant » ce qui aurait été logique. Et bien non, il me dit qu’il était derrière moi à 30 mètres depuis le départ, mais qu’il avait craqué sur les derniers km.
Au final à ma montre Garmin le résultat est : 10 km en 51:54:32 avec une FCMoyenne de 167 bpm et une FCmaximale de 180 bpm, le rêve continue
La course était annoncée avec une distance de 10,4 km
Voici mon temps : 51:54:32
Le temps officiel : 52:02
Classement dans ma catégorie :144ème sur 218
Classement overall : 453 sur 868
Je suis de plus en plus content d’avoir commencé la CAP et je tiens à remercier tous les membres du forum Athlète Endurance pour leur aide et leur soutien.
J’attends avec impatience mon classement pour ce Trophée lausannois
Encore une fois, merci de votre patience
Max