CR pour le Challenge Bambi (Chalet à Gobet) Lausanne
Voilà une course qui ne s’est préparé dans la facilité.
En effet le vendredi soir, spectacle des cousins de ma femme à Renens (Jacky et Roger) ils vont bientôt passés en France à Montoire sur le Loire, festival d'Avignon et Paris en fin d'année.
Au lit à 1h30 du matin (après avoir trié quelques photos)
Samedi matin debout à 9h30, petit déjeuner avec café, pain, confiture et verre de jus d’orange
Ensuite petit tour dans les magasins de la région lausannoise et repas de midi à…12h45, ben oui la course est à 15h47, donc pâtes 3 heures avant.
Préparation du sac une fois arrivé à la maison, vérification une 2ème fois, je me connais et départ à 13h30 sur le lieu de la course (à environ 30 minutes de chez moi).
Le temps n’est pas au beau, c’est le moins que l’on puisse dire, il pleut depuis ce matin est la température en plaine est de 6 degrés, ce n’est pas très grave j’ai couru tout l’hiver avec des températures largement en dessous de zéro…6 degrés il fait presque chaud.
Mais voilà le Chalet à Gobet n’est pas en plaine et la température est de 2 degrés, enfin ça reste positif, c’est déjà ça.
Il pleut, on a de la chance, il aurait pu neiger !
En arrivant sur place, je trouve étonnant que certains coureurs s’échauffent déjà, et quand je dis certains, c’est beaucoup même et je reconnais ceux de ma catégorie, ben oui à force de courir avec les vétérans 1 on reconnait les visages.
Je vais régler le montant de l’inscription de la course auprès de la personne installée à cet effet « c’est combien ? » 20.- sans le prix souvenir et 30.- avec le prix souvenir.
Pour ceux et celles qui ne voyagent pas en Suisse, 20.- correspond à environ 14 Euros et 30.- à 21 Euros.
Donc évidement je prends avec prix souvenir, j’aurai au moins gagné quelque chose aujourd’hui. C’est plus tard en arrivant dans mes pénates que je constaterai que le prix souvenir en question est un flacon pour mettre de l’alcool…je n’ai pas bien saisi le sens de ce prix dans un milieu sportif.
Enfin bref arrivé à la tente des dossards je retire le mien après présentation de l’obligatoire sésame (le récépissé du paiement) à la préposée des numéros.
Par la même occasion et avec une certaine crainte (tous ces coureurs a l’échauffement m’ont un peu inquiétés), je lui demande « la course est à quelle heure », elle me répond c’est quoi votre handicap ?...je lui réponds « ça se voit tant que ça ». Elle éclate de rire est me dit, un peu gênée, « non je voulais dire c’est quoi votre année de naissance ».
En fait cette course est un peu spéciale, les coureurs partent par groupes d’âge, en fonction de leurs bonifications.
Les vainqueurs du Challenge Bambi sont donc celle ou celui qui franchiront le premier la ligne d’arrivée !
Année de naissance et bonifications
14h36 avant 1928 13:00
14h38 1933 à 1929 11:00
14h40 1938 à 1934 9:00
14h42 1943 à 1939 7:00
14h44 1949 à 1944 5:00
14h45'30 1957 à 1950 3:30
14h47 1963 à 1958 2:00 (ça c’est ma catégorie)
14h47'45 1969 à 1964 1:15
14h48'30 1977 à 1970 0:30
14h49 1978 et après 0:00
Bon du coup je stresse un max, déjà que le mal de ventre commençait à disparaitre petit à petit, grosse poussée d’adrénaline. Je suis en retard ! Pendant que je me change, je me rends compte également que j’ai mangé trop tard.
Je me suis entrainé 2 jours avant la course et j’ai pu lire que c’était à ne pas faire.
Moi je vous dis cette course, ça va être la galère !
Concernant la course maintenant, la distance total de la course est de 7,5 km à travers bois.
Le départ de la course se situe à environ 400 mètres des vestiaires, c’est très bien cela permettra de se chauffer. Sur le trajet j’entends plusieurs personnes parler du parcours. « T’as vu c’est complètement gelé suivant les endroits ! » « On va pas aller très vite, ça glisse à mort ! » « C’est pas aujourd’hui que l’on va battre un record ! ».
Cela ne me dérange pas, j’ai couru plusieurs fois sur la glace. Donc j’aurai une petite chance
Voilà on s’approche du départ, tout le monde est déjà trempe, mais l’ambiance est plutôt sympa (comme à chaque course du reste)
Je crois même qu’il y a un coureur né en 1933, ben je peux vous dire que ça force le respect, en plus avec la glace sur la parcours, j’étais presque inquiet pour lui…Mais bon il faut se reprendre, lui ne s’inquiétera pas de mon sort. Concentration extrême, et après quelques minutes (le temps que les classes d’âges plus anciennes partent) le coup de pistolet de la délivrance…c’est parti !
Vite ! Trop vite !, mais c’est chaque fois pareil. Première partie gelée…ça passe, ça glisse, mais ça passe ! J’entends des « pu*** » et « mer*** » à gauche et à droite, mais la concentration reste à son comble, pour moi cette concentration est surtout pour éviter de se prendre une gamelle…
Premier km presque facile, bien que trop vite, j’ai vu que j’étais à 13 km/h, je monte même à 14 km/h d’après mon Garmin…c’est énorme pour moi.
Deuxième km dans de la même facture que le premier
Entre le deuxième et le troisième, je passe à 15 km/h (même en rêve, je n’aurai jamais imaginé ça) bon il est vrai que c’est un léger faux-plat, mais quand même…15 km/h, purée ça fait peur.
Et je ne freine pas, je n’y comprends rien, tout va bien pas de fatigue, pas de douleur…j’ai la pêche quoi !
Arrivé au cinquième km, là ça se gâte un peu, on m’avait parlé de la montée vers la fin de la course, mais si je compte bien 7,5 km moins 5 km, je ne trouve pas que c’est la fin de la course. Enfin bref, je ne suis pas un chef de la montée, apparemment autour de moi ça monte pour tout le monde.
Et ça monte…et ça ne finit pas, à si quand même après 1,5 km, cela devient presque plat.
Cette montée m’a un peu coupé les jambes, mais je reprends très vite du poil de la bête, je me suis entrainé que diable, j’ai encore de la réserve…et arrivé en haut je tente une petite accélération pour me redonner du courage.
Et ça fonctionne, je repars de plus belle, enfin du plat, du vrai plat, pas cet espèce de faux-plat qui te dit que tu peux avancer et qui est un « casse-pattes » de première
Et j’accélère encore à 14 km/h…il reste encore 500 mètres (la seule chose où je suis bon, enfin bon, pour mon niveau bien sûr) c’est le sprint final.
Bon là c’est 500 mètres quand même mais avec un léger faux-plat, donc tout ce que j’aime. Et je double un coureur et j’accélère encore, et je double une concourante cette fois (désolé madame, mais c’est la compétition et pour une fois que j’ai la frite comme dirait les belges) je fonce…15 km/h…16 km/h et je fini à fond à 17 km/h. Ca va trop vite pour moi, je vois défiler les arbres comme si j’étais à moto (bon j’exagère un peu, mais ça fait du bien).
Je manque même d’écraser le concourant devant moi qui s’est arrêté juste après la ligne d’arrivée !
Voilà ce qui devait être une galère, s’est transformé en une excellente course (je n’ai toujours pas compris comment j’ai pu tenir à ce rythme quasiment toute la course)
Au final à ma montre Garmin le résultat est : 7,59 km en 40 :23 :24 avec une FCMoyenne de 160 bpm et une FCmaximale de 175 bpm
La FCM ne me parle pas beaucoup, car je ne base pas mon entrainement sur cette valeur, est-ce une erreur, peut-être, mais je base mes entrainements sur la vitesse moyenne.
Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas, j’ai consulté le classement d’après course et le résultat me déconcerte la moindre :
Voici mon temps : 40 :23 :24
Le temps officiel : 37 :55 :4
70ème sur 96
Ce que je ne comprends pas c’est la différence entre les 2 temps, le départ c’est donné avec les intervalles de temps cités plus haut, donc +13 minutes, + 11 minutes et ainsi de suite.
Je ne sais pas à quel moment ils ont enclenché le chronomètre.
Je suis maintenant en 12ème position de ce Trophée lausannois (bien que cela ne va pas durer, mais j’en profite bien pour le moment)
Merci de votre patience
Max