Et c’est reparti pour un tour, de plus en plus loin et de plus en plus longtemps…
Du moment que physiquement ça va, pourquoi se priver !
Cette fois je m’attaque à mon 1er semi-marathon, celui de Genève.
Je me suis décidé à le faire sur un coup de tête ou un coup de cœur, c’est selon.
En effet j’avais lu que cette 5ème édition 2009 serait peut-être la dernière, car le comité organisateur en avait ras le bol de devoir se battre auprès des autorités communales pour la fermeture de certains tronçons de route au centre ville.
Alors si c’est la dernière, je veux y participer !
L’entrainement de la semaine écoulée fut très «light», une seule sortie, le mercredi en fin de journée, et seulement 5 km de petite trotte…c’est dire.
Comme l’avait justement fait remarquer Taz le Diable sur le forum, il n’était pas prudent de faire la sortie du dimanche 3 mai d’une longueur de 21,5 km. Mais bon emporté par mon élan et ma motivation, je n’y avais pas pensé plus que ça.
Cet état de fait m’a quand même fait réfléchir un peu pendant la fin de la semaine et le doute s’est installé. C’est une pression bénéfique tout de même.
Mon ami et coach, Jean-Pierre, était engagé comme meneur d’allure sur le marathon pour un temps de 4h00 (qu’il finit en 3:59:06). Pas besoin de vous dire que ce fut une promenade de santé pour lui, bien que complètement hors rythme sur marathon (il le court en nettement moins de 3 heures). Je l’ai même croisé sur le quai de Cologny.
Bien que après une préparation chaotique la dernière semaine, l’envie de faire cette course était là…par forcément pour y faire un bon temps, mais bien pour terminer un semi dans de bonnes conditions et jauger la distance en vue du marathon du mois d’octobre à Lausanne.
Samedi après-midi, madame m’a préparé mon 1er Gatosport…miam ! Miam ! chocolat-orange, ça sonne bien et ça sent bon…
Dimanche matin, réveil à 07:10, petit déjeuner classique à 07h30.
J’avais déjà préparé mon sac la veille, donc dernière petite vérification, pour être sûr.
Je me change et départ sur Genève, 40 minutes de route plus tard, me voici aux portes de la ville. Je me gare dès que je trouve une place et je suis à moins de 10 minutes à pied de l’endroit où on retire les dossards.
Je goûte 1/6ème de mon Gatosport, histoire de voir si je supporte ce produit (je vous entends déjà «mais il faut tester à l’entrainement les nouveaux produits»…et vous avez raison, mais comme je supporte et digère presque tout, je me dis que je ne risque pas grand-chose). Et pendant la course je n’avais aucun souvenir d’avoir mangé un cake chocolat-orange…
Je récupère mon dossard (ce sera le numéro 4703 aujourd’hui), la puce à mettre sur la chaussure + quelques broutilles, dont 2 brosses à dents…un peu de Fortalis sur les gambettes, afin de stimuler le peu de muscle qu’il me reste et direction le quai Wilson pour prendre l’ambiance et se préparer au départ. Le temps est couvert et la température est bonne.
Je me suis procuré une mini caméra frontale pour immortalisé cet événement.
Mais je n’ai aucune idée comment régler cette dernière afin d’éviter de filmer les pieds ou les nuages. En fait je ne sais même pas si elle fonctionne, on verra bien.
Je me dirige vers le sas des 2:15, après un léger et bref échauffement de 5 minutes. Je me dis que j’aurai largement le temps de me mettre dans le bain au vu des 2h15 planifié.
Je suis même au bord du claquage en passant par-dessus la barrière métallique suite à un faux mouvement au moment de passer de l’autre côté…comme quoi cela ne tient pas à grand-chose.
Il reste moins de 10 minutes avant le départ et j’écoute d’une oreille les commentaires du meneur d’allure des 2h15. Je l’entends dire que le rythme sera très lent, qu’il prévoit de s’arrêter à tous les ravitaillements sur le parcours quelques instantes histoires de récupérer un peu. Il n’a pas l’air très motivé, ça se comprend, d’après ce que j’ai entendu, il court
Bon c’est très bien ça, mais je ne compte pas faire cette course dans ces conditions, pas que je sois meilleur qu’un autre, mais le simple fait de marcher aux ravitos, me fait penser que je vais perdre mon rythme. Je me pose la question sur le fait de me déplacer dans le sas des 2h00. J’hésite, je me dis que le temps n’est pas important…j’y vais ou je n’y vais pas ?
5, 4, 3, 2, 1, pan ! C’est parti. Il est 10h30 pile, ben, du coup, je n’ai pas le choix alors, je reste donc avec le clan des 2h15. La course commence par…une marche de 90 secondes, ah ! Voilà c’est bon, cette fois on est en route pour faire ces fameux 21,5 km à travers la ville de Genève. Le semi se court sur 1 seul tour, contre 2 pour le marathon.
Le parcours est plat, vraiment plat, si quelqu’un veut améliorer son temps sur semi ou marathon, c’est ici qu’il faut venir (pour autant que la course soit reconduite l’année prochaine)
Mais bon le temps m’importe peu, je suis là pour voir si j’ai un semi dans les jambes, car je compte faire dans 1 mois un semi-marathon nocturne dans la région de Bienne et dans le cadre des 100 km de Bienne.
Tout va bien, il n’y a pas trop de monde, c’est fluide, on est sur les quais, le public est nombreux et chaleureux. Je trouve assez rapidement mon rythme et je perds déjà de vue le ballon bleu des 2h15…il est donc derrière, évidement.
Je suis parti plus lentement qu’à Berne, car la course est plus longue et en repensant à ma sortie de dimanche dernier, je n’ai pas envie de finir sur les rotules. Ca sera de toute façon dur, alors limitons les dégâts.
Tout va bien, on vient de passer le 5ème.km Le parcours est varié, il y a peu de grands bouts droits. Je zappe le 1er ravitaillement, il y a trop de monde et de toute façon j’ai tout ce qu’il faut sur moi. On passe sur un pont, dans une rue étroite, un autre pont. Bon je connais un peu Genève et je peux facilement visualiser le début de la course.
Je double une connaissance et lui lance, sur un ton ironique «alors c’est plus long que le Trophée Lausannois»…j’entends vaguement qu’il me répond…c’est long un marathon…Oups ! Il faisait donc le marathon, voilà la raison de sa mine déconfite…Il devait être au 30ème km (il le finira en 5h00). Du coup, je m’en veux, j’aurai dû l’encourager au lieu de le charrier. Ils sont quand même partis à 08h00 pour ce marathon
On s’éloigne du centre ville et on passe devant la tour de la TSR (Télévision Suisse Romande), on enjambe l’Arve par deux fois et on revient sur les quais. Ce parcours est vraiment magnifique. Les 10 km sont passés sans trop de souci (1 gel me manque dans l’escarcelle, normal je l’ai mangé)
On passe à nouveau sur le Rhône pour se diriger de l’autre côté de la rade, direction Cologny. Un grand bout droit de 5 km, interminable et en plus je sais que lorsque l’on sera arrivé au bout, on tourne et on revient, et de nouveau 5 km…l’horreur quoi.
Au retour, j’accélère l’allure un peu, oh ! Pas grand-chose, mais c’est motivant de savoir que les coureurs que l’on croise sont derrières.
Mon temps de passage au 15ème km est de 1:30:52, je le savais et ne suis pas surpris. Bon je ne suis pas complètement largué non plus, mais ça commence à tirer un peu dans les jambes. Un début de fatigue apparaît. Je n’y attache pas trop d’importance et continue sur ma lancée. Des spectateurs scandent mon nom «allez Max !»…j’ai mes fans (bon avec mon prénom sur le dossard, c’est plus facile).
Je prends un deuxième gel, je commence à y prendre goût. Je retrouve vite quelques brides d’énergies. Il faut se battre pour tenir. Mais c’est bon on ne va pas craquer maintenant.
On arrive enfin au bout de ce calvaire qu’était ce quai de Cologny. Le plus dur est fait, mais il reste plus de 2 km…ils seront terribles !
Dernier passage sur le pont du Mont-Blanc, mais la route est longue jusqu’à l’arrivée, mais la motivation est à son comble, on est bientôt au bout, plus que 100 mètres…et c’est fini, fini le semi de Genève.
Ce que je retiendrai de cette course et qu’il ne faut pas courir la même distance 7 jours avant une course…J’ai couru à 10,3 km/h de moyenne, mais je sais que j’étais en dessous de mes possibilités. Le plus dur était de gérer la course en sachant que je serais fatigué avant l’heure et ça c’est pas mal réussi.
A ma montre Garmin le résultat est: 21,24 km en 2:05:49 avec une FCMoyenne de 153 bpm et une FCmaximale de 177 bpm, ce n’est pas si mal.
En finalité, j’ai démarré ma montre trop tôt, résultat de la course: 2:04:19 c’est encore mieux !
Classement dans ma catégorie: 457ème sur 540
Classement overall hommes: 1356 sur 1619
Il y a 630 femmes et 1619 hommes
Il n’y avait pas beaucoup de participants, ce qui était plus facile et plus pratique pour courir.
Max