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CR A Travers Pully (10,35 km) le 29 mai 2009

TROPHEE LAUSANNOIS 2009 (5ème course)


CR A Travers Pully (10,35 km) le 29 mai 2009


Et c’est déjà la 5ème course du fameux trophée lausannois 2009.


Cette fois nous sommes à Pully, village qui s'étire face aux Alpes de Savoie, les pieds dans le lac Léman, la tête reposant à l'ombre des forêts du Jorat, à quelques km de Lausanne, chef lieu du canton de Vaud.

Quelle vue magnifique, n'est-il pas?


On m’avait dit que cette épreuve était très contraignante à cause de son profil.
Je suis allé cette semaine repérer les lieux et me faire une idée par moi-même des difficultés. Je me rends donc sur place en cette fin de journée ensoleillée et commence à suivre le parcours avec mon plan Goggle fraîchement imprimé.
 


Le plan Goggle


J’attaque au hasard la montée des vignes (qui sera en fait durant la course la descente des vignes) sentier de 1,20 mètre de large entre 2 murs de 1 mètre de haut. Alors là, il est conseillé de ne pas tombé, sinon ça risque de faire très mal. La vue est magnifique sur le lac Léman et la Savoie, rien que pour ce panorama, il était nécessaire de venir en repérage.


Je continue ma prospection, mais je me trompe de chemin et rate le passage des 22%...en fait je suis un autre coureur, également à la recherche de la trajectoire parfaite, mais qui, apparemment, ne connaît pas mieux le chemin que moi. Un peu comme David Vincent qui cherchait son raccourci, que jamais il ne trouva comme le dit la série.


On est vendredi, jour de la course, je suis prêt. Petite restauration de pâtes à 17h30. J’arrive sur place, prend mon dossard et là stupéfaction, j’ai le No 1…Moi No 1.

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No 1, c'est pas tous les jours


C’est assez rare pour le souligné. En No 1 je n’aurai que le dossard.


Je me change dans les vestiaires, converse avec des habitués, qui m’ont l’air bien affûté niveau physique, profitons de discuter avec eux, je ne pense pas les revoir avant l’arrivée.

Je me rends au centre du village pour voir les autres catégories de coureurs. Ca fait chaud au cœur de voir tous ces jeunes courir et avec le sourire en plus.

Par contre lors de la course des cadets (6-7 ans) il y a des scènes qui contrastent avec la joie générale, quelques très jeunes coureurs s’affalent sur le bitume dès les premiers mètres de course, les 2 genoux écorchés, en pleurs…la joie passe à la souffrance, la motivation à la déception. Ces petits bout de chou, là assis parterre attendant une aide, qui ne tardera pas à venir pour les consoler, partir dans les bras de leurs bienfaiteurs, lâchant toute leur larme de frustration sur les t-shirts encore secs, mais qui ne le resteront pas longtemps.


Je rends visite à mon pote Laurent qui est chargé du chronométrage, on papote un peu, j’essaie un peu de le soudoyer, mais rien n’y fait, professionnel jusqu’au bout…


A 19h35 je le quitte pour faire un petit échauffement afin de me rendre sur la ligne de départ dans les premières lignes. Car au vu du passage des vignes, il est préférable d’être devant. Même si ma vitesse n’est pas élevée, l’avant de la course est tactiquement la meilleures solution sur ce genre de tracé.

Le temps est magnifique, malgré une bise a décorné les bœufs (la bise chez nous est un vent violent, froid et par rafale). Température 18 degrés, l’idéal !


Le parcours est sur 10,35 km (3 boucles d’environ 3,4 km)


Il est 20h00, la tension monte, il y a du beau monde, dixit le speaker, un habitué des manifestations sportives. J’ajuste ma mini caméra sous les yeux éberlués des autres concurrents. Le départ est imminent. 5, 4, 3, 2, 1, coup de pistolet (un classique), on démarre dans la rue principale de Pully, jusqu'au giratoire et passage dans les rues de la vieille ville.


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Dans les rues de la ville


Le départ est rapide, chacun sait qu’il doit arriver en tête dans le «goulet du sentier du Pévret».
Etrangement après 500 mètres, le peloton s’est bien étiré, et on amorce la première descente dans de bonnes conditions.


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Amorce de la première descente


Certes en groupe compact, mais encore assez fluide. Au total, on marchera entre 5 et 10 secondes avant de repartir de plus belle, une bagatelle.


 
Dans la descente et le passage des vignes "Sentier de Pérvet"


Arrivée au ravitaillement, juste après la descente soit à environ 1,5 km du départ, évidement je passe tout droit, il ne fait si chaud que ça. Mais il y a quand même des gens qui crèvent de soif. Je trouve mon rythme, mais la partie la plus dur est encore devant (celle que j’ai malencontreusement loupée). Passage sous la route, et attaque de la première des 3 montées, par très méchant. Puis la deuxième (celle à 22%) et là mes amis, je n’avais fait une telle escalade. On m’a toujours dit «lorsque tu es en montée, raccourci ta foulée et penches toi en avant». Et bien c’est ce que j’ai fais, et bien c’est à la limite si mon menton ne touchait pas le sol…Evidement j’exagère, mais à peine.


Je cours, mais je sens mes mollets qui tirent, je me dis que pour les 2 autres passages je marcherai (et je pense n’être pas le seul à penser ça), il y en a même qui marchent déjà. Troisième montées, courte mais épuisante, surtout après les 2 autres.


Ah! Enfin du plat, je me sens déjà plus à l’aise, on tourne autour des terrains de foot, en lisière de forêt, j’ai un point sur le côté droite, pas dramatique, mais un peu gênant. Il disparaîtra au bout de quelques centaines de mètres.


On retrouve la route, puis la descente de Rochetaz, Je suis content de la faire dans ce sens, car elle n’est pas plate non plus. Dans la descente je vois le panneau «arrivée 300 m», mais ce n’est pas pour maintenant, il y a encore 2 tours à faire. Premier passage au centre du village, il y a du monde, c’est encouragent. Mon objectif était de 20 minutes au tou, je passe en moins de 19 minutes.


Deuxième passage des vignes, il y a moins de monde cette fois et je me rends compte que c’est pentu ici. Cette fois je prends un gobelet d’eau au ravitaillement et je continue à bonne vitesse (je navigue entre 13 et 14 km/h au plat). Et re-montées, puis re-plat et re-descente…


Troisième tour, identique au 2 autres, plus fatiguant quand même (je pense que 3 tours dans une course, c’est le maximum pour le moral) après cela devient lassant et pas très intéressant.

A la descente de Rochetaz, et voilà enfin le panneau de toute à l’heure, les fameux 300 mètres avant l’arrivée), j’ai encore un peu de jus, je ne sais pas comment, mais j’accélère. Ce sont les derniers hectomètres avant la délivrance, j’ai mal aux jambes, la rue est en descente, et je réussi à finir au sprint.

D’après ma montre, je fini à 20 km/h, si c’est vrai c’est incroyable ! Je vois sur le panneau mon temps s’afficher: 57:11. L’objectif est atteint.


Je m’améliore en montée et je tiens une vitesse plus rapide au plat (j’en suis le premier étonné du reste) mais je progresse petit à petit et c’est très réjouissant. Je dois encore régler mon poids (je pèse actuellement 86 kg pour 183 cm et perdre encore 1 ou 2 kg) et ce sera extra!


Au final 10,35 km en 57:11 (mon objectif était de descendre au-dessous de l’heure, mais au vu du profil, j’ai eu quelques doutes au premier tour. Mais finalement tout c’est bien passé.


Cette course fût très astreignante pour les jambes (cuisses et mollets), sur un non-rythme tout au long du parcours, avec à chaque fois la hantise des montées


Vitesse moyenne de 10,45 km/h

Au niveau pulsations, 168 bpm en moyenne et 182 bpm au maximum.

Classement dans ma catégorie: 79ème sur 114
Classement overall: 264 sur 438


Prochaine course samedi 6 juin à Savigny (6ème course pour le Trophée lausannois).
A+ pour un nouveau CR et merci de votre patience de le lire à chaque fois…

Max

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