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CR Semi marathon nocturne de Bienne (21,1 km) le 12 juin 2009

Bonjour les gens,

Ce semi marathon nocturne fait partie des fameuses Courses de Bienne, cette année est la 51 ème édition dont fait partie la célébrissime course des 100 km…Pffff ! 100 km rien que d’y penser, j’en ai les jambes coupées…

Voilà une course dont j’avais envie de faire depuis un certain temps, courir la nuit sur une (relative) longue distance pour moi. En plus dans une région magnifique qu’est la ville de Bienne au bord du lac du même nom. Le problème est que la nuit on ne voit rien du paysage, même avec une lampe frontale.

J’étais motivé pour faire cette course, de plus avec des progrès grandissants, j’avais envie de faire une excellente course et si possible un temps acceptable.

C’était mon 2ème semi marathon (après celui de Genève le 10 mai 2009 à Genève où j’avais fais un temps de: 2:04:19, ce qui sera mon temps de référence pour la course de Bienne).

J’ai donc fais une petite sortie lundi pour décrasser l’organisme suite à ma course de Savigny. Ensuite j’ai préférer lever le pied et me reposer, car je sentais une certaine fatigue m’envahir.

Tout était préparé pour ce vendredi, départ du travail en avance pour bien me préparer, assiettes de pâtes chez une copine à La Neuveville (à 15 km de Bienne). Pui départ sur le lieu de la course

J’arrive assez tôt sur place, il doit être 20h00, car j’aime bien m’imprégner des lieux, de l’ambiance, enfin me mettre à l’aise. Mais je découvre que la signalisation pour le retrait des dossards n’est pas au top. Je suis la foule et remonte à contre courant le coureur munis d’un dossard. Je retire le mien (No 5154) et récupère le t-shirt donné pour l’occasion.
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Ensuite direction les vestiaires (mixtes en l’occurrence), il règne un calme d’église malgré le nombre de concurrents. Il y a toutes les classes des coureurs, ceux pour les 100 km (qui partiront à 22h00), ceux pour le marathon et le semi marathon, les marcheurs et l’armée (eh! oui il y a aussi l’armée car c’est elle qui gère, entre autre, cette course).

Après avoir déposer mes affaires dans la voiture et m’être enduit de tous les produits nécessaires là où il faut, retour sur la ligne de départ pour voir la horde de «malades» s’élancer pour les 100 km. J’espère voir mon ami Stéphane afin de l’encourager pour ce nouveau défi, j’apprendrai par la suite qu’il a du abandonner sur blessure au genou droit après 86 km, chapeau quand même Stéphane. Il faut vraiment un moral à toutes épreuves pour cette distance (un copain le fait également). Il faut imaginer que la course va durer toute la nuit et pour certain un bonne partie de la matinée. Il y a 1090 hommes et 180 femmes au départ.
Pour rappel, le 1er chez les hommes a terminé les 100 km en 6h59 et la 1ère chez les femmes en 8h34.

Voilà ils sont partis, je retourne dans la patinoire pour conserver un peu de chaleur avant le départ une demi-heure plus tard. Je regarde ma montre Garmin (maintenant que je sais qu’elle indique l’heure) toutes les 2 minutes. Je suis impatient de partir car la forme et le mental est bon.

Il reste 20 minutes, je fais un petit échauffement de 10 minutes et me rends sur la ligne de départ. Je me positionne vers l’avant, par esprit de compétition et pour éviter de me faire coincer dès le départ, mais les routes sont larges donc aucun souci de ce côté-là.

Les 7 premiers km se passent en ville de Bienne, devant un public nombreux et enthousiaste. On fait une boucle à travers la ville, devant les terrasses bondées, c’est vraiment une ambiance fantastique et motivante. L’allure est agréable et je sens que je peux faire un bon chrono. La température est idéale à ce moment là aux alentours des 19 degrés.

La vitesse varie entre 10 km/h et 13 km/h sur les 10 premiers km, l’allure est bonne et me convient très bien. Je pense être un peu rapide, mais les sensations sont très bonnes. J’ai pris un gel au 8ème km et je pense tenir ce rythme encore un bout de temps. Je passe le 10ème km en 53:54, donc c’est parfait.

Le tracé de ce semi marathon est plat, excepté à partir du 10ème km où on va grimper pendant 2,5 km une interminable colline, ce fut très éprouvant. Après la montée. La descente, plus courte, j’accélère un peu pour ne pas trop me mettre en retard.
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On est sorti de la ville et nous avons attaqué les chemins de campagne longs et interminables. Heureusement entrecoupés par quelques villages avec bon nombre d’habitants applaudissant les valeureux coureurs. Il y a des odeurs de viandes grillées et une ambiance très festive malgré l’heure tardive.

Après le dernier village de Jens nous sommes dans campagne et la nuit totale. J’allume ma frontale (j’étais certain de l’avoir pris pour rien, mais là je dois dire que je ne regrette pas).
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Ces chemins sont fait avec de grosse plaques de béton, exactement ce qui me convient. Je prends un 2ème gel au km 14 et je continue sur ma lancée. Je passe le 15ème km en 1:24:16, tout va bien. Mais après quelques centaines de mètres, je sens un coup de barre, un coup de mou, comme je n’avais jamais eu avant. En plus on passe sur un chemin caillouteux sur 1 ou 2 km. Cette surface ne me convient pas, je ralentis et j’ai de la peine à avancer. Je me traine littéralement, la vitesse au plat avoisine celle de la montée.

Je marche 1 fois au 17ème km et une 2ème au 19ème km fois pendant 1 minutes afin de me réveiller et de retrouver un nouveau rythme, mais rien n’y fait. J’ai même pensé à finir en marchant. En plus je sens mon genou droit qui me fait souffrir. Une douleur sur l’extérieur de la jambe. Ce n’est pas infernal, mais je n’ai pas l’habitude d’avoir des douleurs comme ça au genou. Je descends à 9 km/h et commence à boiter un peu. Je pense abandonner à ce moment là. Je ne sais pas ce qui s’est passé, ai-je trop mangé le soir (j’ai mangé une petite portion de pâtes à 18h30, soit 4 heures avant la course, cela ne m’a jamais posé de problème avant). Ai-je pris un gel de trop.

Mais à ce moment là je pense à mon pote et à tout ceux qui font les 100 km, je me dis que c’est bien plus terrible, je me décide donc a terminer cette course.

Les 2 derniers km seront chaotiques et je les finirai entre 8 km/h et 10 km/h. Après avoir passé la ligne d’arrivée, je vacille un peu et manque de m’écrouler, c’était vraiment limite. Je me rends vers l’endroit où sont stockés les sacs, je récupère un peu. Je suis très fatigué, pas au niveau du souffle, mais physiquement, j’ai mal aux jambes et à mon genou.

Je mange un bout de pain et 2 morceaux de banane. J’enfile mon survêtement et me dirige vers l’arrêt de bus pour prendre la navette qui nous ramènera à la patinoire de Bienne (notre point de départ). Il y a déjà du monde, et on attend…on attend. J’ai de nouveau ce ma-être qui me reprend, impossible de rester assis, je trouve un banc et m’allonge quelques instants. Ca va mieux, mais je me dis que si je reste trop longtemps, je vais manquer le bus. Je retourne à l’arrêt et toujours pas de bus. Le bus arrivera 30 minutes plus tard.

Mais je crois halluciner en ne voyant qu’un seul bus pour pas loin de 350 personnes. Les gens montent, le bus est plein et il s’en va, nous laissant sur le carreau. En discutant avec les habitués de cette course, c’était pareil l’année passé. En plus il commence à faire plus froid. Un 2ème bus arrive, mais il n’est pas pour nous, c’est un bus officiel, un 3ème suivra mais toujours pas la navette attendue. On désespère en se demandant si quelqu’un est courant que l’on est là. Et miracle après plus d’une heure d’attente, c’est l’armée qui débarque à notre rescousse. On monte dans les véhicules avec frénésie, on ne sait pas combien ils sont et on aimerait bien rentrer, il est à ce moment 2h15 du matin et cela fait 1h45 que j’ai terminé ma course. Il n’y a pas de place assise dans cette navette improvisée et après quelques mètres de route je dois m’asseoir entre les banquettes aux pieds des coureurs et coureuses qui me regardent bizarrement, car les vertiges recommencent et je me demande ce que je fais là.

Le trajet de retour est long, très long. Les douleurs au niveau de mon estomac recommencent, j’en avais eu lorsque j’attendais le bus. Finalement on arrive à la patinoire à 2h45, ce n’était pas trop tôt. Je me dirige vers la voiture qui est parquée à plus de 500 mètres et je n’ai qu’un envie…me coucher, ce que je ferai dans le coffre (je ne regrette pas d’avoir acheté un grand break). Je peux me reposer un peu et à 4h45 je me décide de repartir, car les douleurs à l’estomac ont presque disparues et mes vertiges ont totalement disparus. Je rentre avec le lever du soleil et je me couche dans un vrai lit à 5h45.

Ce fut une course dans la douleur et l’organisation n’était pas au top pour moi. Bon il est vrai que notre arrivée s’est passée dans l’incognito le plus complet, car la course du marathon et des 100 km était encore d’actualité.

Mon temps est de 2:04:04 (mieux qu’à Genève où le parcours était plat du début à la fin). Je suis quand même de ce résultat mais pas la manière. Je pensais faire moins de 2 heures et j’espérais vraiment y arriver. Je me rends compte que les courses nocturnes demandent un plus gros mental et je me préparerai différemment la prochaine fois. Car il y aura une prochaine fois.

Vitesse moyenne de 10,2 km/h
Vitesse maximale: 16,6 km/h
1'963 calories «grillées»
Allure moyenne: 5,52 km/h

Au niveau pulsations, 167 bpm en moyenne et 178 bpm au maximum.

Classement dans ma catégorie: 53ème sur 68
Classement overall: 288 sur 364

Prochaine course samedi 19 juin à Romanel (7ème course pour le Trophée lausannois).
A+ pour un nouveau CR et merci de votre patience de le lire à chaque fois…

Max

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