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CR Tour du Pays de Vaud - étape 2 - Genolier - 19 août 2009

Tour du Pays de Vaud
15ème édition (Courses en 5 étapes à travers le canton de Vaud)

 

 

Etape No2: Genolier (19 août 2009)

 

Ah! Genolier…ben non en fait je ne connais pas ce village…

 

Ce sera l’occasion de le découvrir alors!

 

Au vu des travaux à Morges, il est préférable de partir assez tôt et de prendre la route du lac de surcroit. Bien m’en a pris, moins d’une heure de trajet depuis Renens.

 

Arrivée sur les lieux à 17h45, largement le temps de se mettre dans l’ambiance. Plus besoin, dès lors, de faire la file pour le dossard…je l’ai déjà épinglé sur mon t-shirt.

 

Encore une course que je ne connais pas, ce qui me dérange un peu. J’aime bien savoir ou je peux accélérer ou au contraire ralentir pour m’économiser.

 

Au niveau organisation, il n’y a rien à redire, c’est parfait, tout est clair sur place et les vestiaires…quel luxe mes aïeux! Quelle opulence!

 

Je vois un ancien pote que je n’ai pas revu depuis presque 20 ans. C’est un triathlète accompli, il est venu à Genolier pour le tonus d’une course rapide afin de mieux se préparer au triathlon de Lausanne fin août. Son temps à l’arrivée: 34:01, je dis bravo, quelle belle course! On n’est pas dans la même catégorie.

 

Par contre je ne vois pas Céline, aurait-elle eu peur du chaud (comme à la course «A Travers Prilly» en 2008…ah! non là c’était la neige…bien qu’il n’y en a pas eu…

 

Ah! Oui petit détail…il fait 33 degrés dans le parking…je sens que cela va être très dur, bon ce sera pénible pour tout le monde (j’ai vu 3 personnes à l’infirmerie à la fin de la course, dont une qui est parti en ambulance, j’espère que tout va bien! D’après ce que j’ai entendu cette personne a fait une hypoglycémie, en tous cas elle n’avait pas l’air en forme…avec mon poids à trimballer sur ces courses, j’aurai plutôt tendance à faire une hypo…potame)

 

Du reste, pour ne pas me faire peur sur cette course, je n’ai pas pris ma ceinture pour calculer ma fréquence cardiaque. Je sens qu’elle va monter plus de raison. De toute façon, je ne base pas mes courses et mes entrainements sur cette notion de la fréquence. Je regarde par contre ma vitesse et ça cela me parle beaucoup plus…le reste c’est au feeling qu’il faut courir, si ça va tant mieux, si ça va moins bien, ralentissons…On est là pour se faire plaisir.

 

Le speaker embrase la foule et les coureurs, c’est le même sur presque toutes les courses populaires que je fais depuis bientôt un an. Mais quel beau parleur, jamais une seconde sans ne dire mot. Il demande à l’officielle présente pour le départ «comment s’appelle l’église de Genolier» et de répondre «ben l’église de Genolier!», ce que c’est logique en fait.

 

 


Le départ se fera ici.

 

On est tous prêts, on lève les bras au ciel, comme pour implorer une averse, mais rien n’y fit, il était écrit que nous allons suer sur cette étape. J’ai vu dernièrement un reportage sur Arte sur le «Marathon des Sables» au Maroc, je peux vous dire que c’est un autre monde…eux courent 250 km par 50 degrés…Quelle chance on a quand on y pense!

 

J’entends de ci de là la chronologie du parcours: grande descente de 3 km, un bout de plat et ça remonte, on s’y attendait, c’est un peu la logique de la descente / montée, mais c’est pénible.

 

 

 

Effectivement de l’autre côté cela remonte dru. Je regrette déjà la descente.

 

A la mi-course, le parcours est difficile, tantôt une descente, la fois d’après une remontée digne des rues de Pully. Et il fait chaud, je trouvais déjà que sans rien faire que la chaleur était difficile, mais là en courant, faut être maso quand même. Faites de la course à pied, c’est bon pour la forme, ben à ce train là on ne va pas faire long feux.

 

J’avais anticipé et je me suis pris une petite bouteille d’eau pour me désaltérer, ben je n’ai pas tellement eu l’occasion de la gouter, la majeure partie du liquide a fini sur ma tête…

 

Voilà le ravitaillement, juste après le 5ème km et que vois-je une longue descente, yes! Et après on tourne à droite, bizarre, les gens qui tournent à droite m’ont l’air bien affûtés physiquement et rudement rapides. Il y a anguille sous roche me dis-je, et pour cause, on ne tourne pas ici. Autant aller batifoler dans les vignes. Le temps s’y prête merveilleusement du reste.

 

On attaque une descente, les jambes s’emballent un peu, mais retenons-nous, car on ne sait ce qu’il peu arriver sur un parcours comme ça.

 

Avant le départ, on nous a annoncé «une surprise» au 6ème km. Je me méfie de ce genre de surprise, généralement c’est un passage difficile. Et là, non pas du tout, en haut d’une escalade (le mot n’est pas trop faible) dans les vignes…nous attendent 2 joueurs de cors des Alpes, là à l’orée de la forêt, à l’ombre et au frais, nous jouant des airs…de cors des Alpes (je ne suis pas en spécialiste en la matière). Ce fut vraiment sympa, mais cela ne m’a pas fait oublié cette montée, je dois même marcher…impossible de courir et pour quoi faire du reste, pour se cramer, non merci, assurons la fin du parcours, bien qu’il reste encore quelques km. Je vais marcher encore 2 ou 3 fois d’ici le terme de cette course.

 

Je ne sais pas si c’est la fatigue ou bien si les montées sont de plus en plus raides, mais j’ai de la peine (je n’aurais peut-être pas du aller courir 5 km hier soir). Bon en fait je ne pense pas que ce soit ça, car physiquement ça va, non je crois que c’est la chaleur. Je me demande si Genolier n’est pas droit au-dessus de l’Enfer.

 

On est bientôt au bout de ce cauchemar, un dernier passage en forêt et sur un pont (que j’aurai trouvé sympathique en d’autres circonstances), une dernière montée et là je reconnais les vestiaires, on touche au but, mais je suis cuit. Je me bats pour finir, je sue, je la rote, mais j’arrive même a sprinter sur les dernières dizaines de mètres, c’est toujours ça de pris.

 

Voilà c’est terminer et je suis content de mon résultat. Et comme après toutes les courses, les gens sont là à se regarder d’un air éberlué et fatigué en attendant de reprendre son souffle ou un conjoint encore en course. Mais ce fut dur…

 

J’ai trouvé la course plus dure qu’au Mont, bien que j’aie l’impression d’avoir mieux gérer cette course. Et comme récompense bien méritée, j’ai essayé l’émincé de poulet avec du riz, c’était succulent!.

 

Mercredi prochain sera mon 1er anniversaire de mes débuts «sérieux» de la course à pied. Temps à battre: 1:02:00…mais le plaisir doit toujours être présent, sinon il vaut mieux rester à la maison.

 

 

 

Course de 8 km

Temps final officiel: 46:26

Vitesse moyenne de 10,3 km/h

Vitesse maximale: 14,8 km/h

730 calories «grillées»

Allure moyenne: 5,49 m/km

 

La course au microscope:

 

Distance

1 km

2 km

3 km

4 km

5 km

6 km

7 km

8 km

Allure

04:57

05:07

05:09

06:11

06:32

05:13

06:45

06:24

Temps de course

04:57

10:05

15:14

21:26

27:59

33:12

39:58

46:23

 

Classement officiel de Datasport

 

Catégorie    rang    nom                    an         pays/lieu            temps        retard

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

HSen2         137.    Demont Max      1961     Chavornay         46.26,5      14.56,6

 

Classement overall hommes: 425ème sur 542

Classement par catégorie: 137ème sur 174

 

 

Prochaine étape Chavornay…Ce sera une course à domicile.

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